Pourquoi mon chien a le hoquet : causes, solutions et quand s’inquiéter

Votre chien émet de petits « hic » par saccades, sa poitrine tressaute légèrement et vous vous demandez s’il faut réagir. Le hoquet chez le chien est un phénomène courant et généralement sans gravité, mais il mérite qu’on s’y intéresse pour comprendre ce qui le déclenche et savoir quand consulter.

Le hoquet chez le chien, c’est quoi exactement ?

Le hoquet résulte d’une contraction involontaire du diaphragme, ce muscle plat situé entre le thorax et l’abdomen qui joue un rôle essentiel dans la respiration. Quand il se contracte de manière spasmodique, l’air est expulsé brutalement des poumons et passe sur les cordes vocales fermées, ce qui produit le « hic » caractéristique.

Chez le chiot, ce phénomène est particulièrement visible. Vous verrez sa petite poitrine sursauter à chaque spasme, parfois sans même entendre de son. Chez le chien adulte, le hoquet reste le même mécanisme, mais il survient beaucoup moins souvent.

Une crise normale dure quelques secondes à quelques minutes maximum. Si votre chien a le hoquet pendant une heure ou plus, ce n’est déjà plus dans les standards habituels.

Les causes bénignes du hoquet (les plus fréquentes)

Votre chien mange ou boit trop vite

C’est de loin la cause la plus répandue. Quand votre chien englouti sa gamelle en quelques secondes, il avale une quantité importante d’air en même temps que ses croquettes. Son estomac se dilate rapidement et vient appuyer sur le diaphragme situé juste au-dessus. Cette pression déclenche les contractions à l’origine du hoquet.

Les chiens gloutons, ceux qui gobent sans mâcher ou qui se jettent sur leur bol d’eau après une course, sont les premiers concernés. Ce comportement est encore plus marqué chez les chiots qui n’ont aucune patience face à leur repas.

L’excitation et le stress

Après une séance de jeu intense où votre chien a couru, sauté et halété à perdre haleine, ne soyez pas surpris s’il se met à hocher. L’hyperventilation liée à l’excitation perturbe le rythme respiratoire normal et peut stimuler le nerf phrénique, celui qui contrôle les mouvements du diaphragme.

Le stress produit exactement le même effet. Un déménagement, l’arrivée d’un nouvel animal à la maison, des bruits forts comme un orage ou des feux d’artifice, une visite chez le vétérinaire… Toutes ces situations anxiogènes peuvent provoquer une crise de hoquet chez un chien sensible.

Votre chiot découvre le monde

Les chiots ont le hoquet beaucoup plus souvent que les adultes, parfois plusieurs fois par jour. C’est parfaitement normal. Leur système nerveux est encore immature, le nerf phrénique ne fonctionne pas encore avec la régularité d’un chien adulte. Les muscles respiratoires sont aussi plus faibles et réagissent de façon plus anarchique.

Même in utero, les fœtus canins peuvent avoir le hoquet. C’est un réflexe primitif qui les accompagne dès les premières semaines de vie. En grandissant, le phénomène s’estompe naturellement. Vers un an, la plupart des chiens n’ont plus qu’un hoquet occasionnel.

Le froid et les changements de température

Certains chiens, surtout les races de petite taille comme le Chihuahua, le Yorkshire ou le Caniche nain, sont sensibles aux variations thermiques. Quand il fait froid, leurs muscles se crispent et cette tension peut gagner le diaphragme.

Si vous remarquez que votre chien a systématiquement le hoquet après une balade hivernale, pensez à le couvrir avec un manteau adapté. Le contraste entre une pièce surchauffée et l’extérieur glacé peut aussi jouer.

Comment faire passer le hoquet de votre chien

Les gestes simples qui fonctionnent

La première chose à faire est de mettre votre chien au calme. Isolez-le dans une pièce tranquille, loin des stimulations et du bruit. Souvent, cette mise au repos suffit pour que le hoquet disparaisse en quelques minutes.

Vous pouvez aussi masser doucement son thorax et son ventre. Allongez-le sur le dos si possible et effectuez des mouvements circulaires lents. Ce contact apaisant détend les muscles et régule la respiration.

Proposer de l’eau peut aider, mais attention à ce qu’il ne se jette pas dessus. Donnez-lui à boire par petites gorgées. Une ingestion trop rapide risquerait d’aggraver le hoquet au lieu de le calmer.

Et surtout, ne faites jamais ce qu’on fait parfois avec les humains : n’essayez pas d’effrayer votre chien pour lui « couper » le hoquet. Vous ne ferez que le stresser davantage et créer une association négative avec vous.

Prévenir les crises à répétition

Si votre chien a régulièrement le hoquet après ses repas, fractionnez sa ration. Passez de un à deux repas par jour, voire trois pour les très gloutons. Un estomac moins rempli exerce moins de pression sur le diaphragme.

Investissez dans une gamelle anti-glouton. Ces gamelles avec des reliefs intégrés obligent le chien à manger plus lentement et à mâcher au lieu d’avaler tout rond. Vous pouvez aussi opter pour des croquettes de plus grande taille qu’il sera forcé de croquer.

Gérez l’intensité des sessions de jeu. Si votre chiot s’excite au point d’en perdre le souffle, calmez le jeu avant qu’il n’atteigne ce niveau. Alternez activité physique et temps de repos.

Enfin, identifiez et limitez les sources de stress inutiles. Un chien anxieux aura plus souvent le hoquet qu’un chien serein.

Quand le hoquet doit vous alerter

Signes accompagnateurs préoccupants

Un hoquet isolé qui dure quelques minutes n’a rien d’inquiétant. En revanche, si votre chien hoquette pendant plusieurs heures sans interruption, consultez un vétérinaire.

Soyez encore plus vigilant si d’autres symptômes apparaissent. Des vomissements répétés, des difficultés respiratoires, une toux persistante, des gencives qui virent au bleu ou au blanc, de la fièvre, un abattement soudain… Tous ces signes peuvent indiquer que le hoquet n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une pathologie plus sérieuse.

Si votre chien salive de manière excessive, tente de vomir sans y parvenir et a le ventre très gonflé, direction les urgences vétérinaires immédiatement. Ce tableau évoque un retournement d’estomac, urgence vitale qui touche principalement les grandes races.

Les causes médicales rares mais sérieuses

Dans certains cas, le hoquet chronique cache une affection sous-jacente. Une insuffisance rénale, une pneumonie, des parasites intestinaux ou un problème cardiaque peuvent se manifester par des hoquets fréquents.

Certains traitements médicamenteux provoquent aussi ce phénomène. Les corticoïdes comme la prednisone, certains antibiotiques ou anxiolytiques peuvent irriter l’estomac ou la gorge et déclencher le hoquet. Si vous avez récemment introduit un nouveau traitement et que les crises se multiplient, parlez-en à votre vétérinaire.

Une intoxication alimentaire ou l’ingestion d’une substance toxique peut également se traduire par un hoquet accompagné de diarrhées, vomissements et douleurs abdominales. Dans ce cas, il s’agit d’une urgence.

Ne pas confondre avec l’éternuement inversé

Beaucoup de propriétaires confondent hoquet et éternuement inversé, deux phénomènes pourtant distincts. L’éternuement inversé se produit quand le chien aspire violemment de l’air par le nez, produisant un bruit de ronflement ou de klaxon.

Contrairement au hoquet qui part du diaphragme et fait tressauter la poitrine, l’éternuement inversé concerne les voies nasales. Le chien tend souvent le cou, écarte les pattes et inspire bruyamment pendant quelques secondes. C’est impressionnant mais tout aussi bénin dans la majorité des cas.

Chiot ou chien adulte : à quelle fréquence c’est normal ?

Un chiot peut avoir le hoquet plusieurs fois par jour, surtout dans ses premiers mois de vie. Tant que les crises restent courtes (quelques minutes maximum) et qu’aucun autre symptôme n’apparaît, c’est dans l’ordre des choses.

Pour un chien adulte en bonne santé, le hoquet ne devrait pas survenir plus d’une fois toutes les deux à trois semaines. Si votre chien adulte hoquette quotidiennement ou même plusieurs fois par semaine, c’est anormal. Une consultation s’impose pour identifier la cause.

Retenez ces critères simples : un hoquet qui dure plus d’une heure, qui revient trop souvent, ou qui s’accompagne d’autres signes cliniques justifie toujours un avis vétérinaire.

Le hoquet chez votre chien reste dans l’immense majorité des cas un petit désagrément passager lié à son rythme de vie. En observant les circonstances qui le déclenchent et en ajustant quelques habitudes, vous réduirez les crises. Si d’autres symptômes apparaissent ou que le hoquet persiste anormalement, votre vétérinaire pourra vérifier qu’aucune pathologie sous-jacente ne se cache derrière.

Partagez votre amour
koessler.buisness@gmail.com
koessler.buisness@gmail.com
Articles: 49

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *